Polluants surveillés

Partager :

Les dioxines et furanes

Les dioxines et furanes font partie de la famille des Polluants Organiques Persistants (POP) au même titre que les PCB (PolyChloroBiphényles) et de nombreuses dizaines d’autres polluants (certains pesticides et autres produits chimiques industriels).
Les dioxines sont issues de combustions en présence de chlore, d'oxygène, de carbone et d'hydrogène.
Les principales sources d'émissions sont : l'incinération de déchets et de boues, le chauffage, les feux de bois, incendies, le brûlage de câbles, le blanchiment du papier avec des composés chlorés, le transport routier, la fabrication d'herbicides…
Les dioxines et furanes se fixent dans les graisses.

Effets sur la santé

Effets sur l’environnement

L’impact des dioxines et furanes sur la santé humaine est avéré.
Ces polluants font partie de la famille des Polluants Organiques Persistants (POP) qui sont définis par rapport à quatre caractéristiques :

  • Notion de persistance : ce sont des molécules très résistantes à la température et à toutes autres dégradations de type chimique ou biologique. Persistantes dans l’environnement et l’organisme humain, leur demi-vie est de l’ordre de 7 à 10 ans.

  • Notion de bioaccumulation : en raison de leur capacité à s’accumuler dans les tissus vivants, leurs concentrations augmentent tout au long de la chaîne alimentaire. Hormis la dégradation naturelle de la dioxine, la femme possède la capacité de l’éliminer par un transfert dans le placenta et le lait maternel, mais expose alors le nourrisson.

  • Notion de transport sur de longues distances : ces polluants peuvent se déplacer dans les masses d’air sous forme de fines particules et se déposer à des centaines de kilomètres de leurs lieux d’émission.

  • Notion d’exposition : Une exposition à court terme à des teneurs élevées en dioxine peut être à l'origine de lésions cutanées, chloracné et formation de taches sombres sur la peau par exemple, ainsi qu'une altération de la fonction hépatique. Une exposition prolongée peut endommager le système immunitaire, perturber le développement du système nerveux, être à la source des troubles du système endocrinien et de la fonction de reproduction.

La dioxine de Seveso (2,3,7,8-TCDD) est pour l’instant la seule dioxine reconnue cancérigène pour l'homme, d'après le Centre international de recherche sur le cancer. Cependant, plusieurs autres dioxines sont reconnues comme étant tératogènes et induisant une fœtotoxicité, des baisses de la fertilité, ainsi que des troubles endocriniens.

Les concentrations de dioxines sont généralement exprimées en unité internationale (I-TEQ) qui pondère la concentration de 17 congénères de dioxines/furanes avec un coefficient de toxicité  dont la référence est la 2,3,7,8-TCDD.

Dans l’air :

Les dioxines sont très peu volatiles et se dispersent principalement dans l’atmosphère en se fixant sur de très fines particules par mécanisme d’adsorption. Bien que n’étant pas la voie majoritaire de contamination, l’air est cependant le premier vecteur des dioxines après leur émission. Les dioxines sont ainsi transportées sur de longues distances avant de retomber à la surface des sols et des milieux aquatiques.

Dans les sols :
Emis dans l’atmosphère les dioxines se déposent directement sur le sol et sur la partie aérienne des végétaux.
Les dix premiers centimètres du sol regrouperaient la majorité des retombées, environ 95%.

Dans l’eau :
Les dioxines contaminent les milieux aquatiques via les retombées atmosphériques, l’érosion des sols, les rejets industriels dans l’eau. Elles s’associent aux particules en suspension et sédimentent.
De par leur propriété hydrophobe, leurs concentrations dans l’eau sont très souvent non détectables.

Les pesticides

pesticides.jpg

Le terme "pesticide" désigne toutes substances ou préparations utilisées pour la prévention, le contrôle ou l’élimination d’organismes vivants jugés indésirables ou nuisibles pour les plantes, les animaux ou les hommes.
Les pesticides les plus couramment utilisés sont les herbicides, les fongicides et les insecticides.

 

 

 

 

 

Effets sur la santé

Effets sur l’environnement

Les pesticides peuvent pénétrer dans l’organisme par voie cutanée, par inhalation ou ingestion et avoir des effets aigus et/ou chroniques sur la santé humaine. Les effets immédiats sont variés, il peut s’agir des troubles cutanés, hépato-digestifs, ophtalmologiques, neuro-musculaires, respiratoires et ORL. 
Les effets chroniques sont beaucoup plus difficiles à déterminer et font l’objet de nombreuses controverses. Plusieurs raisons expliquent cela, notamment le grand nombre de substances actives différentes, l’action des «mélanges» ou encore la difficulté à reconstituer les expositions.

Les connaissances portent principalement sur l’étude de populations exposées professionnellement aux pesticides. De manière générale, les effets suivants ont été étudiés :

  • Cancers

  • Troubles neurologiques

  • Troubles de la reproduction et du développement

  • Perturbations endocriniennes

Les pesticides peuvent être responsables de pollutions diffuses et chroniques et/ou aiguës et accidentelles,  lors de leur fabrication, transport, utilisation ou lors de l'élimination de produits en fin de vie, dégradés, inutilisés ou interdits. L'essentiel des produits phytosanitaires aboutissent dans les sols où ils subissent des phénomènes de dispersion. Les risques pour l'environnement sont d'autant plus grands que ces produits sont toxiques, utilisés sur des surfaces et à des doses/fréquences élevées et qu'ils sont persistants et mobiles dans les sols, présentant ainsi un danger pour la population et les écosystèmes.

Les pollens

Le prélèvement et le comptage des pollens sont réalisés par les partenaires du RNSA (Réseau National de Surveillance Aérobiologique) dont fait partie AtmoSud.
La surveillance des pollens débute selon les villes entre janvier et mars pour se terminer entre septembre et octobre. A noter que les pollens ne sont pas identiques sur tous les points de mesures.

Effets sur la santé

Les pollens pénètrent par les voies respiratoires et provoquent une réaction du système immunitaire : rhinite, conjonctivite, toux, fatigue, crise d’asthme, œdème et urticaire… autant de symptômes pour diagnostiquer la pollinose, plus couramment appelée « rhume des foins ».

Des facteurs aggravants entrent également en ligne de compte comme la pollution atmosphérique, qui modifie l’allergénicité des pollens et fragilise les voies respiratoires, les rendant ainsi plus réceptives.

La réglementation en bref :
Il n’existe pas de réglementation spécifique concernant la mesure de pollens dans l’atmosphère malgré leur impact avéré sur la santé.