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31 mars 2020
Santé, économie et social
Transports routiers
Etat des lieux qualité de l’air

[COVID-19] Impact des premiers jours du confinement sur l’air des grandes villes de la région Sud

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Depuis le 17 mars à midi, le gouvernement a mis en place des mesures de confinement pour limiter la propagation du virus COVID-19 sur le territoire français. Certaines villes ont décidé de durcir ces mesures de confinement en instaurant un couvre-feu afin de limiter les déplacements des populations ; comme c’est le cas dans plusieurs villes de la région (Nice, Antibes, Menton, Cannes, Mandelieu…).
Le constat est sans appel : le trafic aérien, maritime, routier est considérablement réduit. Les effets sur la pollution atmosphérique locale et régionale deviennent apparents. Quelle est l’évolution de la qualité de l’air des grandes villes de la région Sud ?

AtmoSud a analysé l’impact des premiers jours de confinement sur 6 grandes villes (Aix-en-Provence, Avignon, Gap, Marseille, Nice et Toulon) en comparant les données mesurées depuis le confinement jusqu’au 25 mars, à celles habituellement enregistrées. Que faut-il retenir ?

Une baisse significative des concentrations d’oxydes d’azote sur l’ensemble de la région Sud et sur les 6 villes comparées

Après plusieurs jours de confinement et une baisse importante du trafic routier, les concentrations d’oxydes d’azote et des traceurs du trafic routier ont considérablement diminué dans chacune des villes de la région. Cette baisse de la pollution liée au trafic automobile est drastique près des grands axes mais moins notable sur les zones de fond urbain.

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La différence est plus importante dans les villes où le trafic routier est habituellement plus dense.

A titre d’exemple, la baisse des concentrations en oxydes d’azote est significative sur la L2 à Marseille et sur la Promenade des Anglais à Nice; notamment depuis la fermeture de la Promenade. Le graphique ci-dessous présente les concentrations moyennes journalières en oxydes d'azote avant et après mise en place du confinement :

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Si les concentrations en dioxyde d’azote issues du trafic routier ont baissé, la tendance sur les particules est moins marquée, notamment car elles représentent des polluants atmosphériques émises par de nombreuses sources.

Des particules en hausse sur les 6 villes observées

Les concentrations de particules issues du trafic routier ont certes baissé, mais les concentrations de particules émises par les autres secteurs d’activité (le chauffage, au bois notamment ; les activités agricoles et industrielles) ont quant à elles augmenté.

Ces particules directement émises par diverses sources s’accompagnement par ailleurs de particules secondaires formées par l’arrivée de conditions printanières associant une hausse des températures, de l’ensoleillement et peu de vent.

L’on constate sur les 6 plus grandes villes de la région que les particules émises par la combustion du bois augmentent significativement. Le confinement oblige en effet les populations à passer davantage de temps chez eux et à se chauffer. Par ailleurs, les résidents en profitent pour brûler des déchets végétaux dans leurs jardins (bien qu’interdit). Les particules du chauffage et du brûlage de bois ont remplacé celles émises par le trafic routier.

Pour en savoir plus sur les villes qui vous intéressent, retrouvez les résultats détaillés en ressources associées.