Actualité
24 février 2021
Transports maritime, aérien et ferroviaire
Transports routiers
Etat des lieux qualité de l’air

Des études pour compléter les connaissances de l’impact des transports sur la qualité de l’air

Illustration - aéroport et trafic routier
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Pour approfondir les connaissances de l’impact du trafic, AtmoSud a mesuré la qualité de l’air dans l’environnement de trois sources de pollution :

  • Le trafic routier de la N113 à Arles

  • Le trafic de l’aéroport Marseille Provence
  • Le trafic ferroviaire dans le métro marseillais

Que doit-on retenir ?

Une baisse sensible de la pollution liée au trafic routier à Arles

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La ville d’Arles est traversée par la N113, axe très passant avec 63 000 véhicules/jour en moyenne sur l’année. L’exposition à la pollution atmosphérique et aux nuisances sonores est un sujet de préoccupation pour les populations vivant aux abords de cet axe. Dans ce contexte, AtmoSud, en partenariat avec la ville d’Arles et des Comités d’Intérêt de Quartiers, a réalisé en 2019 une campagne de mesures du dioxyde d’azote NO2, polluant traceur du trafic routier. Une investigation plus poussée a été menée dans le quartier Roquette avec un suivi continu du NO2 et des particules fines PM10.

Principaux résultats de l'étude ?

  • La mesure du dioxyde d'azote, sur une vingtaine de points de mesure, a mis en évidence une baisse du niveau moyen de pollution de 25% à Arles. Cette amélioration suit la même tendance régionale et nationale.
  • Les niveaux mesurés dans le quartier Roquette, à proximité de la RN113, sont plus élevés que ceux relevés en zone urbaine d'Arles.
  • Cet axe routier influence donc la qualité de l'air de ce quartier.

L'ensemble des résultats de l'étude sont détaillés dans le rapport en ligne.

Le trafic routier a plus d’impact sur la pollution locale que l’aéroport Marseille Provence

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En 2019, 10,2 millions de passagers ont foulé le sol de l’Aéroport Marseille Provence (AMP), soit une augmentation de 8,1% par rapport à l’année précédente. AMP ambitionne d’être la référence des aéroports régionaux Européens. Ce développement économique s’accompagne d’un engagement durable en matière de responsabilité sociétale et environnementale au bénéfice du territoire. AtmoSud s’intègre dans ce projet pour le suivi et l’accompagnement d’AMP afin de réduire la pollution atmosphérique.
Le dioxyde d’azote, les Composés Organiques Volatils dont le benzène et le 1,3-butadiène et les particules fines PM10 et PM2.5 ont été mesurés au cours de l'année 2019.

Principaux résultats de l'étude ?

  • L’aéroport Marseille Provence a peu d’impact spécifique sur la qualité de l’air de son environnement.
  • L’influence d’autres sources potentielles (trafic routier, industries, résidentiel) semble plus importante sur les niveaux mesurés hors de l’enceinte de l’aéroport et donc sur les populations riveraines.
  • Ce constat est cohérent avec ceux observés dans d'autres aéroports français comparables en termes de trafic aérien et situés dans un tissu urbain similaire.

L'ensemble des résultats de l'étude sont détaillés dans le rapport en ligne.

AtmoSud poursuit le suivi de la qualité de l’air à Marignane et autour de l'aéroport Marseille Provence. D'autres séquences de mesure seront réalisées régulièrement ainsi que des études complémentaires (particules ultrafines en champ proches des avions par exemple).

Des niveaux de particules dans le métro Marseillais supérieurs à ceux de l’air ambiant

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Les enceintes ferroviaires souterraines sont des environnements clos fréquentés par un grand nombre de personnes, de manière régulière et pour une durée d’exposition par jour relativement courte. Les particules fines et les métaux issus du passage du matériel roulant s'ajoutent aux polluants émis par les passagers et par la pollution extérieure. A partir de ce constat, AtmoSud a poursuivi, en partenariat avec la Régie des Transports Métropolitains, la surveillance de la qualité de l'air dans deux stations de métro : Saint-Charles et Blancarde.

Principaux résultats de l'étude ?

  • Les niveaux de particules fines PM10 dans le métro sont 3 fois plus élevés qu’en situation de trafic à Marseille.
  • Ils sont en hause depuis 2010, en lien probablement avec l’augmentation de la fréquentation du métro et la vétusté du matériel.
  • Une part de métaux importante dans les particules PM10 (>35%) mais des concentrations stables par rapport à 2016.
  • Des particules ultrafines et des composés organiques volatils qui ne semblent pas en lien avec les activités de déplacement du métro.

L'ensemble des résultats de l'étude sont détaillés dans le rapport en ligne.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter les 3 rapports d'étude en ressources associées de cette actu !