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9 septembre 2020
Transports routiers
Etat des lieux qualité de l’air

Mise en service de la L2 : quel état de la qualité de l'air à Marseille ?

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Une amélioration générale de la qualité de l’air a été constatée entre 2011 et 2019 dans la ville de Marseille, en lien avec la tendance nationale technologique mais également avec l’évolution urbaine perceptible dans certaines grandes zones. Toutefois, l’enjeu d’une bonne qualité de l’air pèse encore sur des secteurs et sur une partie de la population qui reste exposée aux valeurs limites pour la santé humaine des populations, notamment liés au trafic routier.

La couverture de la L2 protège les quartiers et les secteurs "en surface" des émissions du trafic de cette autoroute (Fourragère, Canet, Tilleuls...) et elle draine maintenant une partie du trafic supporté par les voies du centre-ville. L'aménagement urbain a également porté ses fruits avec la piétonisation du Vieux-Port et la requalification de voiries qui permet de réduire le trafic sur certains quartiers. On observe ainsi une amélioration sensible sur le Jarret ou encore notable sur Rabatau et Plombières.

Cependant, les niveaux de pollution restent élevés et dépassent les valeurs limites dans la ville de Marseille, exposant ainsi les populations. Comment comprendre ce phénomène ? Ce sont les trafics denses dans la ville et ceux importants sur les voies d'échanges interurbaines qui en sont les principales causes. La L2 engendre localement des effets négatifs, notamment au niveau de certaines têtes de tunnels et des tranchées ouvertes où les concentrations en polluants sont en dépassement des valeurs limites sur l’axe. A leur proximité immédiate, les émissions du trafic routier de la L2 contribuent à l’exposition des habitants et des riverains les plus proches.

Quels résultats faut-il retenir ?

Le dioxyde d’azote toujours en ligne de mire sous l’influence du trafic routier

Des concentrations moyennes annuelles estimées supérieures à la valeur réglementaire de 40 µg/m3 ont été observées sur certaines zones spécifiques de Marseille, principalement sous influence du trafic routier :

- dans le centre : de Cap Pinède au Vieux-Port, tout le long de l’axe routier que représente la rocade du Jarret au niveau des boulevards Maréchal Juin, Françoise Duparc, Sakakini, Jean Moulin, ainsi que le boulevard Rabatau

- autour des principaux accès à la L2 : autoroute A7, le Merlan, Frais Vallon, Kaddouz et échangeur Florian/Pont de Vivaux.

Cependant, moins du tiers de la totalité des estimations annuelles réalisées dans le cadre de cette campagne est supérieur à cette valeur réglementaire.

 

Une amélioration en dioxyde d’azote dans le centre malgré des niveaux élevés

Si les niveaux les plus importants sont principalement relevés dans le centre de Marseille, on observe cependant une amélioration sur les stations fixes mais également sur certaines zones spécifiques investiguées dans le cadre de cette campagne. A titre d'exemples, des diminutions sont notables sur Vieux-Port, Rabatau, Plombières. Sur le secteur du Jarret, la diminution est plus faible, couplée à la requalification de l’axe routier encore en cours.

Ces évolutions sont liées aux aménagements urbains qui ont été réalisés depuis 2011, dont l’ouverture de la L2, mais également la semi-piétonnisation du Vieux-Port et l’ouverture du tunnel Prado-Sud.

 

Une dégradation en dioxyde d’azote au niveau de certaines têtes de tunnel de la L2

La plupart des dégradations en dioxyde d’azote observées entre 2011 et 2019 sont localisées à proximité immédiate des têtes de tunnel et des tranchées ouvertes de faible longueur de la L2 : centre commercial du Merlan, Kaddouz, Montolivet et la Fourragère. Les moyennes annuelles relevées sur ces zones à proximité de la voie et de la tête de tunnuel sont proches voire supérieures à la valeur réglementaire annuelle (globalement comprises entre 30 et 50 µg/m3).

 

Une amélioration générale et notable pour le benzène

La quasi-intégralité des concentrations annuelles estimées à l’échelle du domaine d’étude est inférieure à 2 µg/m3 (objectif de qualité annuel réglementaire) et nettement inférieure à 5 µg/m3 (valeur limite annuelle réglementaire). Par ailleurs, la totalité des points de mesures réalisés en 2019 présente une diminution des concentrations moyennes de plus de 15% par rapport à 2011.

 

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter le rapport détaillé en ressource associée de cette actu.