Chronique
12 janvier 2021
Air intérieur et habitat
Bois et déchets verts

Se chauffer sans polluer, est-ce possible ?

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L’hiver s’est installé depuis plusieurs jours sur l’ensemble du territoire et s’accompagne d’une baisse des températures et d’une hausse de l’utilisation du chauffage. Mais savez-vous que les appareils de chauffage au bois non performants, et plus particulièrement les foyers ouverts, dégradent la qualité de l’air ?

Si le bois est assurément une énergie renouvelable, il peut être très polluant quand il sert de combustible de chauffage dans un vieux poêle à bois ou une cheminée ouverte et est l'une des sources principales de la pollution de l'air en hiver.

 

Le chauffage au bois, responsable des émissions de particules fines PM 2.5

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Le chauffage au bois émet des particules fines PM2.5. Elles sont également formées par d’autres sources de pollution telles que le trafic routier ou l’industrie. Leur diamètre est inférieur à 2.5 µm.

Plus les particules sont fines (granulométrie), plus elles pénètrent les voies respiratoires inférieures et produisent des irritations, des altérations de la fonction respiratoire dans son ensemble. Certaines particules ont des propriétés mutagènes et cancérigènes.

L’évolution mensuelle des particules fines PM2.5 met en évidence une hausse des niveaux au cours de la période hivernale, saison propice à l’accumulation des particules dans l'air.

 

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Évolution des moyennes mensuelles en particules fines PM2.5 en 2020 en région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur

 

Se chauffer au bois et respirer un air de bonne qualité dans son logement, est-ce compatible ?

De manière générale, plus la combustion est complète, moins il y a d’émission de polluants de l’air à l’extérieur mais aussi à l’intérieur. Les émissions intérieures dépendent du rendement de l’appareil, de son entretien et de celui de la cheminée d’évacuation, du mode d’allumage, du type de bois utilisé. Selon l’INERIS, « environ 80 % des émissions polluantes ont lieu durant les 10 à 15 minutes après l’allumage de la charge ». (Synthèse des études à l’émission réalisées par l’INERIS sur la combustion du bois en foyers domestiques – Mai 2018).

Les foyers ouverts impactent fortement l’air intérieur. C’est aussi le cas des foyers fermés anciens non performants. De nos jours, les systèmes sont plus performants, en particulier ceux labélisés flamme verte. Ce label est basé sur le rendement énergétique et les émissions de monoxyde de carbone, particules fines et d’oxydes d’azote.

C’est la raison pour laquelle le Conseil Départemental 13 et l’ADEME ont souhaité remplacer les cheminées ouvertes et les appareils antérieurs à 2001 par des inserts ou cheminées fermées, poêles à bois labellisés Flamme Verte.

 

Vous voulez en savoir plus sur les particules émises par la combustion de bois ? Consultez la vidéo en ressource associée de l'actu !