Bilan de la pollution au dioxyde d’azote en 2017

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En 2017, les valeurs limites européennes restent dépassées principalement pour le dioxyde d’azote (NO2) en région Provence-Alpes-Côte d'Azur malgré une tendance à la baisse observée depuis plus de 25 ans.

Le dioxyde d’azote, un polluant qui se dégage essentiellement lors de la combustion fossile

D'origine principalement automobile, c'est un polluant caractéristique des zones les plus densément habitées. Il est émis directement par les activités de la population, là où elle se trouve. Le dioxyde d’azote (NO2) se forme dans l’atmosphère à partir des émissions d’oxydes d’azotes (NOx).

 

Sources émissions oxydes d'azote Paca 2015

Sources des émissions de dioxydes d'azote en PACA en 2015

 

L’impact sanitaire et environnemental du dioxyde d’azote

Les concentrations de NO2 augmentent en règle générale dans les villes aux heures de pointe. La recommandation OMS pour le dioxyde d’azote (NO2) est dépassée à proximité des grands axes urbains et dans l’hyper-centre des grandes villes. Environ 3 % de la population régionale est concernée.

Dioxyde d'azote 2017

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le NO2 a des effets néfastes sur la santé: une exposition à long terme peut altérer la fonction pulmonaire et augmenter les risques de troubles respiratoires. Le dioxyde d’azote pénètre dans les voies respiratoires profondes, où il fragilise la muqueuse pulmonaire face aux agressions infectieuses, notamment chez les enfants. Aux concentrations rencontrées habituellement le dioxyde d’azote provoque une hyperréactivité bronchique chez les asthmatiques.

Le dioxyde d’azote se transforme dans l’atmosphère en acide nitrique, qui retombe au sol et sur la végétation. Cet acide contribue, en association avec d’autres polluants, à l’acidification des milieux naturels.

Evolution des concentrations moyennes annuelles en dioxyde d'azote en PACA

Les concentrations de dioxyde d'azote ont baissé  d'environ 20 % depuis 2010 en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Cette baisse est un peu plus lente que la moyenne nationale, qui est plus proche de 30% et diffère selon les agglomérations.

De profondes modifications des comportements et des habitudes de chacun mais aussi de l'aménagement des villes seront nécessaires pour réduire l'exposition des populations aux polluants y compris au dioxyde d’azote.