La pollution à l’intérieur des véhicules

photo_interieur_vehicule.jpg
Partager :

Mon véhicule, un piège à polluants ?

Oui, ce petit espace clos concentre les pollutions. L’air ambiant peut y être pollué 4 fois plus que dans la rue. Les polluants extérieurs pénètrent dans l’habitacle et s’ajoutent aux polluants émis par les aménagements intérieurs. Aérer fréquemment et nettoyer régulièrement l’intérieur du véhicule feront du bien à tous les passagers !

Aérer, mais pas dans toutes les circonstances

Les entrées d’air des véhicules captent une partie des émissions des pots d’échappement. Le dioxyde d’azote et les particules fines émis par la combustion des moteurs pénètrent dans la voiture. Et ils y restent sauf aération régulière. Plus le véhicule devant moi émet des polluants, plus mon habitacle sera pollué.

Dans un lieu clos (tunnel, parking souterrain...), dans un bouchon ou derrière un véhicule polluant, mieux vaut fermer les fenêtres et couper l'arrivée d'air extérieur.  En dehors de ces circonstances, il vaut mieux aérer pour renouveler l'air de votre véhicule.

L’odeur du neuf, un signal de vigilance

Le Laboratoire d'hygiène de la ville de Paris a décelé dans les voitures des substances chimiques, issues des revêtements intérieurs. Cette odeur de voiture neuve signale la présence de composés organiques volatiles (COV). Ils sont émis par la majorité des substances chimiques utilisées pour la fabrication des sièges, accoudoirs, vernis, peintures, colles revêtements de sol. Du formol a également été identifié. Ces substances sont potentiellement allergisantes.
Le Laboratoire a fait le constat que dans 41% des cas, "la valeur cible" de confort pour les COV était dépassée (au-delà les COV peuvent provoquer des irritations de la gorge et des yeux, voire causer des maux de tête ou des vertiges). Pour le formaldéhyde, 23% des véhicules dépassaient la limite acceptable.

Fumer fenêtres ouvertes, une fausse précaution

La fumée du tabac contient des milliers de constituants dont certains sont potentiellement toxiques. Les particules dégagées peuvent subsister même si l'on fume vitres ouvertes. Elles s’incrustent dans le véhicule et sont réémises par les surfaces de l’habitacle pendant des jours, voire des mois.

Des conseils pour un air intérieur plus sain

• Aérer tous les jours mon véhicule quelques minutes, dans les heures et lieux les moins pollués.
• Aérer très souvent le véhicule s’il est neuf.
• Aspirer régulièrement la moquette et les tissus des sièges.
• Nettoyer les surfaces avec des produits à composés naturels. Aérer ensuite.
• Eviter d'utiliser des parfums d'intérieur dans la voiture.
• Garder mes vitres fermées et couper l'arrivée d'air extérieur dans un tunnel, en cas de bouchon ou lorsque je me trouve derrière un véhicule polluant (camion, diesel ancien, pot échappement fumant…).
• Ne jamais fumer dans la voiture, même fenêtres ouvertes.
• Remplacer le filtre à particules tous les 80 000 km.

Une autre parade consiste à réduire mon temps d’exposition à la pollution de mon véhicule. Je suis moins exposé lorsque je me déplace à pied ou en vélo. Dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire, l’INVS indique que « quel que soit le scénario, les bénéfices liés à l’activité physique induite par les modes de transport actif ou lors du report vers les transports en commun sont supérieurs aux risques associés à l’accroissement de l’exposition à la pollution de l’air et aux accidents de circulation. On observe également une diminution des émissions de gaz à effet de serre, par exemple de 9 000 tonnes par an dans le cas de la mise en place du système de vélos en libre-service à Barcelone. » 2015.