Analyse des particules ultrafines à l'aéroport de Nice

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Rapport d'études
27 mai 2021

L’essor continu que connait le secteur de l’aviation depuis plusieurs décennies suscite de fréquentes interrogations sur la qualité de l’air autour des plateformes aéroportuaires et une réelle préoccupation des riverains.

La collaboration avec le gestionnaire de l’aéroport de Nice date de la mise en œuvre de la surveillance dans les Alpes-Maritimes au début des années 1990. Une station permanente de surveillance de la qualité de l’air est d’ailleurs installée depuis 2005 dans l’enceinte de l’aéroport proche du terminal 2, le long du Var et suit en continu 4 polluants réglementés : l’ozone, les oxydes d’azote et les particules de diamètre inférieur à 10 et 2,5 microns. Toutefois la surveillance de ces polluants « classiques » ne répond pas totalement à la problématique, en raison de la multiplicité de sources communes à proximité des plateformes aéroportuaires (emplois associés (bagages, ravitaillement, sécurité, secours), commerces et déplacement des salariés). Les résultats pour les oxydes d’azote montrent une prédominance du secteur routier rendant difficile la distinction de la part « avion » sur ce polluant.

Aussi AtmoSud et la SAACA (Société Anonyme des Aéroports de la Côte d'Azur) ont-ils décidé de s’intéresser au nombre de particules, paramètre encore non réglementé et faisant partie des pistes d’amélioration des connaissances. Une campagne exploratoire sur les particules ultra fines de taille comprise entre 7 nm et 5 µm a donc été menée à la station de l’aéroport du 1er janvier au 16 octobre 2020.

Découvrez les résultats de mesure dans le document pdf ci-dessous.