Projet de modernisation de la ligne ferroviaire Marseille Aix par la SNCF - Etude de scénarios

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Rapport d'études
05 avril 2019

La mise à jour des émissions ferroviaires de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur sur ces dernières années (inventaires 2009, 2014, 2015 et 2016) permet de mettre en évidence un trafic régional dominé par les TER et les Grandes lignes.

Une hausse significative du trafic ferroviaire régional de +9 % est constatée entre 2009 et 2016.

Entre 2009 et 2016, les émissions de polluants et GES ont augmenté (+ 30%) en raison du nombre de kilomètres parcourus par les trains, les particules fines également (+ 18%), dues à l’usure des freins, des roues et des rails ; les émissions de NOX ont quant à elles augmentées de 30%.

Sur la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, les émissions de particules issues du secteur ferroviaire contribuent à hauteur de 0.35% aux émissions totales de particules fines sur la région. Les émissions de NOx et de CO2 (non électrique) representent respectivement 0.4 % et 1 %.

La modernisation de la ligne Aix-Marseille permettra une augmentation du trafic de 72%.  Ces travaux impliquent des variations au niveau de la part des différents modes de transports.

L’utilisation de la ligne Aix Marseille par les voyageurs sera susceptible de « décharger » les axes nord-sud, routes et autoroutes de certains véhicules diminuant ainsi le trafic routier autour de la ligne Aix-Marseille. Ce report modal de la voiture vers le train provoquerait aussi des variations d’émissions.

L’impact en termes d’émissions du projet de modernisation de la ligne Aix Marseille a été scénarisé avant et après travaux (2016 vs 2022). Les variations d’émissions sont les suivantes :

+ 50 % de NOX dues à la circulation des trains
+ 40 % de particules PM10, issues principalement de l’usure du matériel roulant
- 38 % CO2 en raison du report modal de la voiture vers le train

Le report modal ne permet pas de compenser totalement l’augmentation du trafic ferroviaire (en termes d’émissions de polluants).

Ce bilan est négatif en termes d’émissions polluantes, mais positif vis-à-vis des aspects climatiques, avec un gain pour les GES. A noter qu’il ne prend pas en compte l’évolution des technologies et du matériel roulant.

Les perspectives d’un bilan positif sur tous les plans pourraient aussi consister à réduire drastiquement la place de la voiture sur cet axe Aix Marseille, pour un report modal vers le ferré (y compris les transports en communs) plus important.

En effet, la réduction du nombre de véhicules et de km parcourus est primordiale : les diagnostics de qualité de l’air sur les liaisons interurbaines et les quartiers des gares d’Aix et de Saint Charles situés en milieu urbain dense, mettent en évidence des dépassements de la valeur limite pour la santé humaine en dioxyde d’azote au niveau des voiries et dans leurs environnements immédiats.