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Pour limiter la propagation du virus COVID-19, le gouvernement a mis en place un confinement généralisé à partir du 17 mars 2020 à 12h00. Ce document présente ainsi l’impact sur la qualité de l’air de cette mesure dans le territoire de l’étang de Berre, accueillant une importante activité industrielle.

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Eléments de contexte

Suite au confinement, le trafic routier et aérien est en forte diminution dans le territoire de l’étang de Berre. L’activité industrielle a elle aussi progressivement ralenti.

Arcelor, par exemple, a procédé le 18 mars 2020 à l’arrêt du haut fourneau n°1 puis a engagé à partir du 23 mars le processus d’arrêt du second Haut fourneau. 

D’autres sites industriels d’importance signalent près de 80 % d’unités à l’arrêt en cette période de fin mars.

Pour autant, ces grandes plateformes industrielles continuent à émettre même en fonctionnement réduit. Des fours sont toujours en activité et des émissions diffuses sont toujours présentes dans les sites pétrochimiques.

 

Ce qu’il faut retenir

Le territoire de l’Etang de Berre est une zone d’activité humaine importante dans un tissu urbain relativement dense avec une composante liée aux transports et une autre en lien avec l’activité industrielle. Ces deux composantes sont en forte diminution depuis le début du confinement :

La diminution observée des oxydes d’azote :

Une diminution de 13% des concentrations moyennes sur Marignane-ville avec une baisse de 30% du maximum horaire l’après-midi

Pour les particules fines : 

  • Le niveau global en masse des particules fines est en hausse (+48% pour les PM2.5). Une part prépondérante de cette hausse est attribuable aux combustions de bois mesurées sur différents points de la région.

  • Une baisse des particules d’origine automobile, et probablement industrielle est observée par le biais de la diminution du nombre de particules très fines (de diamètre compris entre 7 nm et 5 µm) (-40 %). 

La diminution des concentrations des composés soufrés :

Les niveaux de SO2 sont plus faibles depuis le confinement. La baisse moyenne constatée est de plus de 40%.

Pour les COV, au travers des concentrations de benzène :

Avant et pendant le confinement, deux constats peuvent être posés :

  • Pas d’évolution significative à ce jour sur les niveaux de fond,

  • Des épisodes de « pics » de concentration moins élevés pendant le confinement que ce qui est observé dans l’historique (2019).

 

Pous plus d'informations, nous vous invitons à consulter la note détaillée qui se trouve en ressource associée de cette page.