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AtmoSud et l’ORECA au cœur d’une dynamique territoriale

AtmoSud vient de publier au titre de l’Observatoire Régional de l’Energie, du Climat et de l’Air (ORECA) l’édition 2018 du bilan Air, Climat Energie en région Provence Alpes-Côte d’Azur. Ce bilan dresse un panorama complet des données de consommations et de productions énergétiques, d’émissions de polluants et de gaz à effet de serre en Provence-Alpes-Côte d'Azur pour l’année 2017.

Ce bilan, construit en collaboration avec la Région, la DREAL, l’ADEME et l’ensemble des membres de l’ORECA dont les fournisseurs d’énergie, précise les enjeux pour accompagner les politiques publiques.

Il répond à un objectif commun pour ensemble lutter contre le réchauffement climatique et préserver notre air.

AtmoSud est l’interlocuteur privilégié qui fournit les données d’émissions et de concentrations en terme de qualité de l’air en Provence-Alpes-Côte d'Azur . Il compile et synthétise les données énergétiques.

Les données air/climat/énergie sont disponibles en ligne via l’outil Cigale à l’adresse : http://cigale.airpaca.org/

2017, une production d’énergie renouvelable en baisse

Bilan Oreca bilan 2017 énergie renouvelable

 

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, le secteur hydraulique représente à lui seul plus de 50% de la production énergétique renouvelable suivi de près par la filière bois-énergie avec 30%.

Entre 2016 et 2017, la production a diminué de
13 % en raison de la variabilité climatique. En effet, selon Météo-France, le cumul de pluie est un des plus faibles enregistrés avec un déficit supérieur à 30 %.

2017, une consommation d’énergie en hausse 

Bilan Oreca bilan 2017 - consommations finales PACA / National

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, les consommations énergétiques se répartissent de manière relativement équilibrée entre les secteurs industriel, résidentiel/tertiaire et transports. Le climat chaud et ensoleillé régional implique des consommations de chauffage plus faibles dans le secteur résidentiel et tertiaire (particulier/entreprises) qu’au niveau national.

Le fort profil industriel de la région fait lui augmenter la part des consommations associées (36 %).

La consommation énergétique finale s’élève en 2017 à 13,6 millions de tonnes équivalents pétrole (Mtep) soit une hausse de 1.8 % par rapport à 2016. Cette hausse s’explique par l’accélération de l’activité économique liée à l’industrie et aux transports.

Qualité de l’air : des émissions de polluants à la baisse

L’amélioration technologique des véhicules et des industries sont à l’origine de la baisse des émissions et des concentrations en particules fines et en oxydes d’azote : - 30 % pour les émissions de NOx et -24 % pour les PM2.5 depuis 2007.

Malgré la tendance à la baisse en 2017, 145 000 personnes résident encore dans une zone dépassant la valeur limite réglementaire pour la protection de la santé en région Provence-Alpes Côte d’Azur (Source : AtmoSud). C’est en partie ce constat qui a conduit la Commission européenne à poursuivre la France devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) en mai 2018. Pour répondre plus efficacement à cette problématique, des moyens sont mis en place localement par les collectivités (Plans de Protection de l’Atmosphère, Zones à Faibles Emissions...).

Des émissions de GES stables

Entre 2007 et 2016, les émissions de GES ont diminué de 11% au niveau régional, mais depuis 2012 avec la reprise de l’activité économique, les émissions restent stables.

La constance du niveau des émissions en 2017 par rapport à 2016 est liée aux effets conjugués d’une augmentation des émissions d’origine industrielle et d’une baisse des émissions issues des raffineries.

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur représente 10% des émissions nationales de GES, imputable majoritairement au secteur de l’industrie.

En 2017, les émissions annuelles de GES s’élèvent à 9,7 teq CO2 par habitant en Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont 7,2 teq CO2 d’origine énergétique (soit 74 %).