Valeurs inhabituelles en PUF à l'aéroport de Nice - 10 janvier 2024

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Publié le 10 janvier 2024

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Un pic en particules ultrafines a été observé à la station de surveillance de la qualité de l'air de l'aéroport de Nice ce mercredi 10 janvier à 14h.

96 890 particules/cm3 ont en effet été relevés durant ce court pic à 14h, qui a rapidement diminué pour revenir à des concentrations de fond. Le seuil de 90 000 particules/cm3 a ainsi été dépassé sur une heure. Sur ce site, les valeurs oscillent habituellement entre 15 000 à 30 000 particules/cm3 (moyennes mensuelles observées en 2023).

Nombre de particules entre 7 nm et 1µm en moyenne horaire sur la station de l'aéroport de Nice

PUF aeroport Nice 10-01

Ces particules importantes en nombre étaient accompagnées d’une augmentation horaire des concentrations en PM10 (40 µg/m3 alors que la moyenne annuelle 2023 à cette station est de 20µg/m3) mais pas en PM2.5. Ces grosses particules PM10 tracent une source plutôt associée aux activités de chantier et travaux actuellement en cours autour de la station.

Ce pic a été observé isolement sur la station de l'aéroport. En effet, la station Arson dans le quartier du port de Nice mesure aussi les particules ultra fines et n'a pas montré d'élévation inhabituelle des niveaux. Cela signe une source polluante intrinsèque à la zone autour de la station.

Pour plus d'information sur les particules ultra-fines en lien avec l'activité aéroportuaire, vous pouvez consulter le lien suivant : qualité de l'air et trafic aérien

Consulter en temps réel les données des stations de mesure

AtmoSud vous informe dès que ses stations de mesure observent des valeurs inhabituelles. Il s'agit d'une mise en vigilance hors cadre réglementaire.

Les particules ultrafines (PUF) sont les particules les plus petites actuellement mesurées. Leur taille est inférieure à 0,1 micron (100 nanomètres), soit la taille d'un virus. Elles sont émises dans l'environnement à la fois par des sources humaines (combustion, usures des matériaux, fumées de cigarettes, etc.) et naturelles (feux de forêts, éruptions volcaniques, etc.).

En raison de leur très petite taille et donc de leur capacité à pénétrer très profondément dans l’organisme, les PUF sont particulièrement incriminées dans la survenue de troubles cardio-respiratoires (inflammations respiratoires, aggravation des allergies, cancers…) selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

Lien vers les seuils réglementaires