Alpes-de-Haute-Provence

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Champ de lavande à Valensole
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Un territoire globalement épargné sauf en période estivale avec la pollution photochimique

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Ce département est l’un des moins touché de la région par la pollution de l’air. Cependant, en période estivale, la pollution photochimique est régulière. En effet, une grande partie de la population du département est exposée au risque de dépassement de la valeur cible pour la protection de la santé (pollution de fond) relative à l’ozone.

Titre
Chiffres-clés

Chiffres
100
Suffixe
%
Texte
de la population réside dans une zone dépassant au moins une ligne directrice de l'OMS (LD 2021)
51
Suffixe
%
Texte
des PM2.5 sont émises par les secteurs résidentiel & tertiaire (2019)
55
Suffixe
%
Texte
des oxydes d'azote sont émis par le transport routier (2019)
  • L'Organisation Mondiale de la Santé définit des lignes directrices relatives à la qualité de l'air qui sont périodiquement mises à jour. L'OMS évalue les effets de la pollution atmosphérique sur la santé et définit des valeurs seuils à ne pas dépasser pour chaque polluant pour préserver la santé de chacun.
     
  • AtmoSud développe depuis 2003 des inventaires territoriaux d’émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre. Les inventaires permettent de cartographier la qualité de l’air et de caractériser au mieux les sources de pollution (trafic routier, industries, secteur tertiaire etc…) sur l’ensemble de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur

Cartes annuelles

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L’exposition annuelle de la population aux polluants atmosphériques est représentée par le nouvel indicateur ICAIR365. Il remplace à partir de 2022 l'ancien Indice Synthétique de l'Air (ISA). Ce nouvel indicateur se base sur les nouvelles Lignes Directrices OMS de 2021. Il intègre les PM2.5 en plus des PM10, du NO₂ et de l’O₃. La méthode de calcul a été ajustée pour exprimer un « équivalent nombre de lignes directrices dépassées » : par exemple, une valeur de 3 peut signifier que les concentrations d’ozone et de PM2.5 sont chacune à 1.5 fois leurs lignes directrices respectives ou que les concentrations en ozone, en PM2.5 et en NO₂ sont chacune au niveau de leurs lignes directrices respectives. Petite précision : pour éviter les doubles comptes, seule la valeur maximale entre les PM10 et les PM2.5 est prise en compte (après normalisation par leur LD respectives).

Les Alpes de Haute-Provence sont peu concernées par le dépassement des valeurs limites pour les polluants réglementés (dioxyde d’azote et particules fines). Néanmoins, en 2020, toute la population du territoire réside dans une zone dépassant la ligne directrice de l’OMS (Nouvelle LD OMS 2021) pour les particules fines PM2.5.

Les zones les plus émettrices en polluants atmosphériques sont celles où les activités humaines sont concentrées, principalement situées dans les vallées de la Durance et de la Bléone, qui rassemblent zones urbaines, activités agricoles et industrielles, axes routiers et autoroutiers.

Populations exposées au dépassement de la valeur cible

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L'OMS a annoncé fin septembre de nouveaux seuils relatifs à la qualité de l'air pour protéger la santé des populations.

Sur cette nouvelle base, et malgré l'amélioration de la qualité de l'air ces dernières années, toute la population de la région est concernée par le dépassement d'au moins une ligne directrice de l'OMS (principalement pour les PM2.5).  En ce qui concerne la valeur limite réglementaire pour le NO2, la tendance des populations exposées est en nette baisse alors que pour la valeur cible pour l'O3, cela dépend des années. 

A noter : 2020 est une année particulière. En effet, la crise sanitaire a entraîné une réduction des activités qui a favorisé une amélioration de la qualité de l'air et une diminution significative des populations exposées à la pollution. 

Ce département est l’un des moins touché, par la pollution de l’air, de la région. Cependant, en période estivale, la pollution photochimique est régulière : en effet, une grande partie de la population du département est exposée au risque de dépassement de la valeur cible pour la protection de la santé (pollution de fond) relative à l’ozone.

Concentrations annuelles aux stations de mesure

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La qualité de l’air s’améliore pour la plupart des polluants dans les Alpes de Haute-Provence, comme au niveau régional et national. Les améliorations technologiques dans les transports et les chauffages contribuent à l’amélioration de la qualité de l’air depuis plusieurs décennies.

L’ozone est le seul polluant qui montre une stagnation de ses niveaux de pollution, ne permettant pas de diminuer la pollution chronique. Une amélioration de la pollution de pointe (épisodes) est toutefois constatée.

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, depuis 2000, les niveaux de dioxyde d'azote ont baissé d'environ 40 % et les niveaux de particules fines PM2.5 d'environ 50 %


Des stations de mesure pour informer, prévoir et agir 24h/24, 7j/7.

AtmoSud déploie sur le territoire des Alpes de Haute-Provence un dispositif de surveillance continue de l’air composé de 8 analyseurs, répartis sur 2 stations. Ce matériel permet de mesurer le niveau en particules fines (PM10, PM2.5 et PM1), en ozone (O3) et en oxydes d’azote (NOx).

Consulter l’ensemble des stations de surveillance des Alpes de Haute-Provence

Émissions des principaux secteurs d'activité sur le département

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Dernière année d'inventaire disponible : 2019

Les émissions de particules fines PM2.5 dans les Alpes-de-Haute-Provence représentent 3 % des émissions régionales.

Les principaux émetteurs du territoire sont le secteur résidentiel/tertiaire (51% des émissions en particules fines PM2.5) et le transport routier (55% des émissions en NOx). L'agriculture/biogenique est un émetteur prépondérant d'autres polluants tels que les COVNM et le NH3 (respectivement 93% et 97%). Les émissions d'ammoniac des Alpes de Haute-Provence représentent plus de 16% des émissions régionales.

Les actions

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Les Alpes-de-Haute-Provence disposent d’enjeux plus locaux tels que :

  •  Les gênes olfactives à proximité des centres d’enfouissement
  •  L’impact des aménagements locaux sur la qualité de l’air
  •  Le brûlage des déchets verts dans les zones périurbaines et rurales
  •  Le chauffage au bois

Les choix en matière d’urbanisme, de déplacements, d’énergie, d’agriculture et de gestion des déchets ont un impact sur les émissions et concentrations de polluants et de GES.

Pour améliorer durablement la qualité de l’air, différentes mesures sont mises en œuvre à l’échelle du département :

Pour réduire les émissions dues au brûlage des déchets verts, les collectivités veillent au respect des interdictions réglementaires pouvant donner lieu à des amendes.

En parallèle, des pratiques alternatives au brûlage se développent : broyage, compostage...

Des documents d’information à l’attention du public ont également été édités pour sensibiliser les habitants aux effets négatifs des pratiques de brûlage.