Alpes-Maritimes : chiffres-clés

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Les Alpes-Maritimes offrent une diversité de reliefs et une répartition de la population très hétérogène : les populations qui vivent dans les centres urbains denses, surtout sur la frange littorale où se concentrent les grandes voies de circulation, sont exposées à une pollution liée au transport. La zone densément urbanisée de Nice-Cannes-Antibes-Grasse cumule des problématiques liées au secteur résidentiel/tertiaire (chauffage) et celles du trafic routier.

Durant la période estivale, l’ensemble du département est exposé à une pollution chronique à l’ozone, en lien avec l’ensemble des rejets du territoire et aux conditions météorologiques de fortes chaleurs présentes en été. Il ne faut pas non plus négliger les apports extérieurs (particules désertiques, ozone de l'est de la Région) combinés aux spécificités météorologiques du territoire qui entraine des variations d’exposition dans le temps.



POPULATIONS EXPOSEES AU DEPASSEMENT
de la valeur limite en dioxyde d'azote (NO2(le lien est externe)) et valeur cible Ozone (O3(le lien est externe)

 
 

L'OMS a annoncé fin septembre de nouveaux seuils relatifs à la qualité de l'air pour protéger la santé des populations.

Sur cette nouvelle base, et malgré l'amélioration de la qualité de l'air ces dernières années, toute la population de la région est concernée par le dépassement d'au moins une ligne directrice de l'OMS (principalement pour les PM2.5).

En ce qui concerne la valeur limite réglementaire pour le NO2, la tendance des populations exposées est en nette baisse alors que pour la valeur cible pour l'O3, cela dépend des années.

A noter : 2020 est une année particulière. En effet, la crise santitaire a entraîné une réduction des activités qui a favorisé une amélioration de la qualité de l'air et une diminution significative des populations exposées à la pollution.



CONCENTRATIONS ANNUELLES AUX STATIONS DE MESURES 

 

 

DANS LES ALPES MARITIMES DEPUIS 2000, LES NIVEAUX DE DIOXYDE D’AZOTE ONT BAISSÉ
DE 47%
, ET LES NIVEAUX DE PARTICULES FINES (PM10) D’ENVIRON 60%.

La qualité de l’air s’améliore pour la plupart des polluants réglementés dans les Alpes-Maritimes, comme au niveau régional et national. Les améliorations technologiques dans les transports et l’industrie, mais aussi les actions locales et les évolutions de pratiques, contribuent à l’amélioration de la qualité de l’air depuis plusieurs décennies. L’ozone reste relativement stable mais les concentrations montrent toutefois une dégradation lente au fil des ans. Une amélioration de la pollution de pointe (épisodes) est toutefois constatée. Parmi les précurseurs de l’ozone, on retrouve les polluants d’origine industrielle et automobile mais aussi certains composés issus de la végétation.

 

Des stations de mesure pour informer, prévoir et agir 24h/24, 7j/7.

AtmoSud déploie sur le territoire des Alpes-Maritimes un dispositif de surveillance continue de l’air réparti sur 12 stations. Ce matériel permet de mesurer le niveau en particules fines (PM10, PM2.5, PM1, métaux), en ozone (O3) et en oxydes d’azote (NOx).

Consulter l’ensemble des stations de surveillance des Alpes-Maritimes

 

Seuils qualité de l’air des polluants principaux : 

 






Polluant Durée d’exposition Ligne Directrice  OMS (µg/m³)

Valeur Cible CE  (µg/m³)

Valeur Limite CE (µg/m³)
PM2.5 Année 5 20 25
PM10 Année 15   40
NO₂ Année 10   40
O₃ 8 heures 100 
(3 jours/an)

120
(25 jours/an)

 

OMS : Organisation Mondiale de la Santé
CE : Commission Européenne

En savoir plus sur la réglementation française et lignes directrices OMS



HISTORIQUE DES ÉPISODES

 
page territoire episode-pollution-06


ÉMISSIONS sur le département (*)

emissions 06-2019

(*) Mise à jour inventaire : 2019

En 2019, les émissions de particules fines dans les Alpes-Maritimes représentent 14% des émissions régionales.

La pollution, liée à l’urbanisation dense, provient essentiellement des transports routiers qui émettent 65% des NOx (oxyde d’azote) du département.

A cette pollution, vient s’ajouter celle des particules fines émises par le secteur résidentiel (utilisation du chauffage en hiver, brûlages), les transports routiers et l’activité industrielle comme dans les vallées des Paillons ou sur le Pays de Grasse.



LA QUALITÉ DE L’AIR
dans les Alpes Maritimes en un clin d’oeil

 

L’exposition de la population aux polluants atmosphériques peut être observée via l’Indice Synthétique Air (ISA) qui cumule les concentrations de particules fines PM10, dioxyde d’azote et ozone sur une année. Il permet visualiser les zones les plus impactées par la pollution chronique, qui correspond à une exposition continue des populations.

 

Les enjeux locaux :

Bien que les secteurs les plus émetteurs, à savoir le transport routier et le résidentiel, sont les enjeux prépondérants du territoire, il existe des problématiques locales dont les émissions et les nuisances impactent les riverains immédiatement :

  • Le transport aérien
  • Le transport portuaire
  • Les brûlages de déchets verts
  • Les industries et carrières (19% des émissions de particules fines , nuisances olfactives)