Surveillance et études dans les Hautes-Alpes : une expertise au service de tous

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Photo station Cians
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Un dispositif de surveillance 24h/24, 7j/7 pour informer, prévoir et agir

Depuis 1991, AtmoSud, est présente dans les Hautes-Alpes. A ce jour, AtmoSud possède un dispositif interrégional de surveillance continue de l’air (24h/24, 7 jours/7), dont deux stations fixes implantées à Gap. Cependant, les autres zones du département ont fait l'objet de campagnes temporaires :

  • Briançon (2003 à 2013)
  • Les Orres (2012)
  • La Grave (2006)
  • Chorges / Veynes (2004)
  • Serres-les-Alpes (2004)
  • Tallard (2004)
  • Guillestre (2003)
  • Embrun (2001)
  • Montgenèvre (2001)
  • Laragne-Montéglin (2001)

La surveillance de la qualité de l’air est menée grâce à des capteurs installés sur le terrain, des outils de modélisation et des campagnes de mesures ponctuelles. Ces campagnes de mesures temporaires et régulières permettent d'affiner la surveillance du territoire et d'adapter les moyens déployés. Ces outils permettent également d’évaluer l’impact sur la qualité de l’air des projets d’aménagement ou d’identifier les principaux secteurs d’activités (trafic routier, résidentiel…) sur lesquels les actions de réduction doivent porter et les zones à enjeux en termes de qualité de l’air.
Ils servent de base pour évaluer l’exposition des populations à la pollution atmosphérique.

Les stations de mesure contribuent à suivre l’évolution des niveaux et connaître leur comportement, déterminer les tendances mais aussi confirmer les estimations issues de la modélisation. AtmoSud cartographie les concentrations en polluants au quotidien, prévoit la qualité de l’air sur les jours à venir.

  • La plateforme inter-régionale AIRES-Méditerranée (Provence-Alpes-Côte d'Azur, Occitanie, Corse) cartographie quotidiennement en mode surveillance et en mode prévision la qualité de l’air en ozone, particules fines et dioxyde d’azote. Elle permet de couvrir l’ensemble des Alpes du sud et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Cette plateforme est construite à partir de modèles mathématiques intégrant chimie de l’atmosphère, météorologie et émissions de polluants sur la région. Les modèles sont calés sur les mesures. 

  • Des campagnes de mesures ponctuelles viennent renforcer le dispositif permanent de mesure et sont un complément essentiel pour une surveillance adaptée aux territoires.

Les stations de mesure de Gap : Gap / Commanderie (station "de fond") et Gap / Jaurès (station "trafic") mesurent les oxydes d'azote, les particules fines PM10 et PM2,5, les hydrocarbures aromatiques polycyliques (HAP). La station "de fond" mesure également l'ozone O3.

> Consulter la carte des stations de surveillance.

> Consulter les données statistiques 2017 par polluant.

Station "de fond" : représentative des niveaux de pollution sans influence particulière et de l’exposition moyenne de la population (ou de la végétation et des écosystèmes) au sein de la zone surveillée (vaste zone de plusieurs km²).
Station "trafic" : située à proximité d’un axe routier majeur, les émissions du trafic ont une influence significative sur les concentrations.

Une surveillance au-delà du réglementaire

L’utilisation de pesticides en zone agricole est aussi un enjeu pour la qualité de l’air du territoire. Ces polluants ne sont pas encore évalués dans l’air ambiant des départements alpins, mais une réflexion est en cours au sein de l’Observatoire des Résidus de Pesticides (ORP) en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

> Consulter les bilans pesticides en ligne

Pourquoi est-ce important de mesurer les pesticides dans l’air ?
Il est essentiel de connaître l’exposition aérienne des populations vis-à-vis de ces substances phytosanitaires. Pour cela, une base de données a été créée afin d’établir un état des lieux des niveaux de pesticides dans l’air, mieux comprendre l’évolution des concentrations dans les différents secteurs (parcs et jardins, milieux agricoles, viticoles…), mais également pour informer les différents publics et accompagner les acteurs de la santé et de l’agriculture. Jardiner autrement, c’est aussi préserver sa santé !

La problématique des nuisances est relativement présente dans ce territoire en lien notamment avec le brûlage des déchets verts. Le brûlage (bois, jardin), bien qu’interdit, est toujours pratiqué. Il est à l’origine de troubles du voisinage : odeurs et fumées et d’importantes émissions de substances polluantes dont les gaz et les particules.

Anticiper et réagir face à des épisodes de pollution

Le département des Hautes-Alpes est un des territoires les moins concernés par les épisodes de pollution en raison de sources de pollution moins importantes que dans l’ouest de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, souvent à l’origine des épisodes de pollution à l’ozone en été et aux particules fines en hiver.

Une journée "épisode de pollution" a été relevée en 2017 dans les Hautes-Alpes concernant les particules fines (34 jours d'épisode de pollution en 2017 en région Provence-Alpes-Côte d'Azur).

Dans les Hautes-Alpes, aucune procédure d’information-recommandations et d'alerte de la population n’ont été activées pour l'ozone et le dioxyde d’azote depuis leur mise en application.

Le seuil d’information-recommandations de la population pour le dioxyde d'azote (200 µg/m3/h) est respecté sur la zone urbaine de Gap, même en situation de proximité au trafic routier (Boulevard Jaurès). Les niveaux les plus élevés en dioxyde d’azote sont observés aux heures de pointe, le matin et en fin de journée.

Episode de pollution, qu’est-ce que ça signifie ? En savoir plus sur les épisodes de pollution

AtmoSud accompagne la ville de Gap pour l'évaluation de la qualité de l'air intérieur

AtmoSud conseille les collectivités pour préparer leur mise en conformité avec la réglementation air intérieur.
Gap a fait appel à un laboratoire accrédité pour évaluer la qualité de l’air dans les écoles maternelles et les crèches. Pour les écoles élémentaires, la ville a choisi un autodiagnostic mené sur les conseils d’AtmoSud. AtmoSud accompagne leur démarche avec une étape incontournable : la sensibilisation des enfants, des services d’entretien des établissements et des services techniques.