Un incendie est fixé au 27 juillet dans un massif situé entre les communes de l'Argentière-la-Bessée et Freissinières.
Une surface estimée de 510 Ha a brûlé en 8 jours dans ce secteur du Bois-Noir.
Cette situation ne signifie toutefois pas que l'incendie est éteint. De nombreux points chauds persistent sur l'ensemble du massif et présentent un risque de réactivation, notamment avec la remontée des températures, la sécheresse et les brises thermiques attendues dans les prochains jours. Le feu reste par ailleurs moins actif durant la nuit, grâce à une hygrométrie plus favorable.
Il est important de faire preuve de la plus grande vigilance et de respecter les recommandations des autorités.
https://www.hautes-alpes.gouv.fr/
Les observations du réseau de microcapteurs
Le réseau de microcapteurs a enregistré une hausse significative de la concentration en particules fines PM2.5 à Villar St. Pancrace et à Briançon.

Évolution des concentrations horaires en particules fines PM2.5 à Briançon et à Villar St-Pancrace
La concentration maximale en particules fines PM2.5 enregistrée depuis le début de l'incendie à Briançon est de 67 µg/m3 le 22 juillet à 18h et 46 µg/m3 à Villar St-Pancrace le même jour à la même heure. Les données ont ensuite baissé et sont à nouveau en hausse ce 24 juillet. Les vents remontent la vallée, entrainant le panache de l'incendie vers Briançon.
Les données sont consultables en temps réel sur https://openairmap.atmosud.org/
Impact des incendies
Selon un rapport de l'agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, sur les feux de forêt, "les niveaux atteints dans l’air ambiant à court terme (quelques heures à quelques jours) peuvent être particulièrement élevés (plusieurs dizaines à plusieurs centaines de μg/m3) et avoir un impact à l’échelle régionale." (ANSES, mai 2012, édition scientifique, Effets sanitaires liés à la pollution générée par les feux de végétation à l’air libre)
Les particules d’incendies sont composées à 80% des particules les plus fines (<2.5 µm), pouvant être transportées sur de grandes distances et pénétrant plus profondément dans le système respiratoire. Ceci explique les symptômes ressentis à proximité des incendies (yeux qui piquent, gorge qui brûle – irritation des yeux et de la gorge).
La qualité de l’air dans l’environnement proche des incendies est donc très fortement dégradée.