L'intérêt des super sites - Webinaire du 11 décembre 2025

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Station Longchamps
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AtmoSud, en collaboration avec des acteurs de la recherche (LCE, IGE, IMBE, IMT...), a déployé trois super sites de mesure en région Provence-Alpes-Côte d’Azur : un site urbain à Marseille, un site rural à Saint-Michel-l’Observatoire et un site industriel à Port-de-Bouc. Dotés d’, ces sites respectent les critères de la .

Ils permettent de collecter des données variées et d’enrichir les connaissances sur la pollution atmosphérique, le climat et leurs . Lors du webinaire du 11 décembre 2025, dédié aux super sites de la région, les méthodes de mesure, les analyses des données et les , ont été présentés.

Présentation des super sites de la région

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AtmoSud présente les trois super-sites de la région Sud : Marseille/Longchamp (urbain), Observatoire de Haute-Provence (rural) et Port-de-Bouc (industriel). L’historique de l’instrumentation y est détaillée, prouvant l’anticipation par AtmoSud des investissements nécessaires pour l’application la nouvelle directive européenne (novembre 2024) en matière de surveillance atmosphérique. Les implications de la nouvelle directive sont précisées, notamment pour les particules ultrafines (PUF) et le Potentiel Oxydant (PO), les études de tendance, la compréhension des processus, les études de sources.

Au-delà de la surveillance atmosphérique, les super sites sont également de formidables points d’appui pour la recherche et l’enseignement, ils sont pensés et instrumentés en synergie avec les réseaux de recherches européens ACTRIS (climat, qualité de l’air) et les conventions internationales (EMEP, transport longue distance, pollution transfrontalière).

Depuis 2020, les super sites de la région Sud et notamment celui de Marseille/Longchamp ont permis la réalisation de 12 projets de recherche dont 5 européens, 10 thèses de doctorat et 3 post-doctorats.

Découvrez en vidéo les 3 super sites de la région avec Alexandre Armengaud

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La mesure de la pollution particulaire sur les super sites

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Cette présentation compile une série de travaux menés conjointement par le LCE et AtmoSud, consacrés à l’analyses des particules fines sur le super site Marseille-Longchamp. Ces études ont permis de caractériser finement la composition chimique, les propriétés physiques ainsi que les sources des particules, grâce aux mesures réalisées en continu et à haute résolution temporelle sur le super site. Les résultats obtenus ont été comparés à ceux d’autres sites en Europe dans le cadre de projets de recherche d’envergure.

Découvrez en vidéo la mesure de la pollution particulaire sur les super sites
par Benjamin Chazeau

 

La mesure de la pollution gazeuse sur les super sites

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La mesure de la pollution gazeuse atmosphérique sur des super sites permet de comprendre la pollution avec la mesure précise des gaz comme le dioxyde d’azote, l’ozone et les composés organiques volatils. Ces données sont utilisées pour mieux comprendre la chimie de l’air, ses sources et ses variations.
En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les polluants sont en baisse depuis les années 2000, sauf l’ozone, dont les niveaux moyens sont en hausse. Alors que les précurseurs de l’ozone, les oxydes d’azote et les composés organiques volatils sont en baisse.
Les niveaux de COV à Marseille/Longchamp sont proches de ceux observés dans d’autres sites urbains européens et plus faibles que ceux observés dans le bassin méditerranéen.
Pour mieux caractériser les COV, les composés oxygénés pourraient être mesurés à Marseille. La mesure de l’évolution journalière de COV permet d’identifier le profil chimique par source, comme pour l’activité portuaire.

Découvrez en vidéo la mesure de la pollution gazeuse sur les super sites
par Stéphane Sauvage

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Les super sites, utiles pour le suivi du climat

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Cette présentation issue principalement des résultats du projet ANR COoL-AMmetropolis porte sur les émissions de gaz à effet de serre en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et en particulier sur le territoire de la métropole Aix-Marseille Provence. À l’échelle globale, les villes et les zones industrielles sont responsables de plus de 70% des émissions de CO₂ liées à la combustion des énergies fossiles, ce qui explique l’importance de les étudier pour mieux caractériser les sources d’émission et définir des trajectoires de réduction efficaces. Elles sont également sources de méthane, deuxième gaz à effet de serre émis par les activités humaines.

Les émissions de gaz à effet de serre sont aujourd’hui estimées à partir d’inventaires, notamment celui d’AtmoSud, mais certaines sources restent très incertaines. Il est donc essentiel de les vérifier par des mesures indépendantes. Le site de l’Observatoire de Haute-Provence sert de référence régionale pour les niveaux de CO₂ et de méthane (CH₄), tandis que des mesures ciblées ont permis d’analyser les panaches de gaz à effet de serre dus aux émissions locales à Marseille/Longchamp et à Port-de-Bouc.

Les résultats montrent notamment qu’à Marseille, le chauffage au bois, encore mal pris en compte dans les inventaires, pourrait représenter jusqu’à 20% des émissions locales de CO₂. Ces résultats ont été pris en compte pour améliorer l'inventaire d'émissions d'AtmoSud. À Port-de-Bouc, dans la zone industrielle de Fos-Berre, les activités industrielles, en particulier sur le site de Lavéra, jouent un rôle majeur dans les émissions de CO₂ et de méthane.

Découvrez en vidéo la mesure de la pollution gazeuse sur les super sites
par Irène Xueref-Rémy

Mieux connaître les impacts sur la santé grâce aux super sites

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L’intervention a mis en avant l’intérêt de la recherche sur le potentiel oxydant des aérosols dans le cadre du super site, comme indicateur clé du lien entre pollution atmosphérique et santé. Le super site de Marseille/Longchamp permet de caractériser finement ce potentiel oxydant et de le mettre de mettre au regard de composition chimique avancée, offrant une approche plus intégrative de la toxicité des particules que la seule mesure des concentrations.

Les résultats produits présentent un fort intérêt pour la prise de décision, en aidant à identifier les sources les plus oxydantes pour les poumons, à évaluer l’impact des politiques de réduction des émissions et à orienter les actions de prévention en santé publique. Dans ce contexte, Marseille se positionne au niveau des grandes métropoles internationales en intégrant cet indicateur pionnier dans un environnement urbain et industriel complexe.

Découvrez en vidéo l'intérêt des super sites pour mieux connaître les impacts sur la santé par Gaëlle Uzu

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Échanges et conclusion

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Grâce à la clarté des présentations, les 90 participants ont pu mieux comprendre le lien entre les mesures opérationnelles d’AtmoSud — via ses super sites — et les travaux de ses partenaires chercheurs.
Ces travaux montrent que des mesures directes et indépendantes sont indispensables pour fiabiliser les bilans d’émissions. Elles s’appuient sur trois sites complémentaires et essentiels — un site rural, un site urbain et un site urbano-industriel — et fournissent des informations clés pour aider les collectivités et les acteurs industriels à cibler en priorité les sources les plus émettrices et à construire des stratégies locales de réduction des émissions plus efficaces et mieux adaptées aux réalités du terrain.

Pierre-Charles Maria, Président d'AtmoSud, a conclu et synthétisé ce webinaire.

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Merci aux intervenants pour leur présentation

Un grand merci au Laboratoire de Chimie de l’Environnement  (LCE), l’Institut des Géosciences de l’Environnement (IGE), L’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et Continentale (IMBE) et L’Institut Mines-Télécom Nord-Europe (IMT) pour leur collaboration et leur participation.