Cette présentation issue principalement des résultats du projet ANR COoL-AMmetropolis porte sur les émissions de gaz à effet de serre en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et en particulier sur le territoire de la métropole Aix-Marseille Provence. À l’échelle globale, les villes et les zones industrielles sont responsables de plus de 70% des émissions de CO₂ liées à la combustion des énergies fossiles, ce qui explique l’importance de les étudier pour mieux caractériser les sources d’émission et définir des trajectoires de réduction efficaces. Elles sont également sources de méthane, deuxième gaz à effet de serre émis par les activités humaines.
Les émissions de gaz à effet de serre sont aujourd’hui estimées à partir d’inventaires, notamment celui d’AtmoSud, mais certaines sources restent très incertaines. Il est donc essentiel de les vérifier par des mesures indépendantes. Le site de l’Observatoire de Haute-Provence sert de référence régionale pour les niveaux de CO₂ et de méthane (CH₄), tandis que des mesures ciblées ont permis d’analyser les panaches de gaz à effet de serre dus aux émissions locales à Marseille/Longchamp et à Port-de-Bouc.
Les résultats montrent notamment qu’à Marseille, le chauffage au bois, encore mal pris en compte dans les inventaires, pourrait représenter jusqu’à 20% des émissions locales de CO₂. Ces résultats ont été pris en compte pour améliorer l'inventaire d'émissions d'AtmoSud. À Port-de-Bouc, dans la zone industrielle de Fos-Berre, les activités industrielles, en particulier sur le site de Lavéra, jouent un rôle majeur dans les émissions de CO₂ et de méthane.
Découvrez en vidéo la mesure de la pollution gazeuse sur les super sites
par Irène Xueref-Rémy