Lire et comprendre les résultats de mesure

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Cet article constitue une aide à la lecture des résultats de mesure présentés sur ce site dans la rubrique "Stations de mesures et données ". Pour toute demande de précision supplémentaire, n'hésitez pas à nous contacter.

 

Les tableaux et les graphiques

Choisir d'afficher par station ou par polluant ?

Le tableau des résultats par station permet de visualiser à un même moment toutes les données enregistrées sur la même station de mesure. Dans ce tableau, il est possible de d'afficher la courbe d'un des polluants mesurés: pour cela, cliquer sur l'icône bleu à droite du nom du polluant.

Si vous choisissez l'affichage par polluant, les courbes ou les tableaux permettent de comparer directement les résultats sur différent sites de mesures dans toute la région. Le nombre de courbes peut être important selon le polluant choisi  : vous pouvez sélectionner les mesures à afficher en cliquant sur le nom de la station dans la légende.

Comment lire les seuils réglementaires dans les tableaux et les courbes ?

Dans les tableaux, les cases colorées indiquent que des seuils réglementaires à respecter sont applicables pour ce polluant. Pour un polluant donné, le seuil existe pour un pas de temps. Par exemple, pour les particules PM10, le seuil est journalier : vous devez sélectionner la période "30 derniers jours" pour afficher les seuils journaliers. Une case blanche signifie l'absence de seuil pour le pas de temps choisi. Le vert signifie que tous les seuils sont respectés ; l’orange signifie que le seuil le plus faible est dépassé ; le rouge signifie que le seuil plus élevé est dépassé. Le tiret signifie que le résultat n'est pas exploitable.

Dans les courbes, si un seuil réglementaire existe pour la période et le polluant sélectionnés, il est visualisé par un trait de couleur horizontal, ce qui permet de comparer les résultats de la station et ainsi juger de l’importance des niveaux mesurés.

A quelle fréquence les données sont elles mises à jour ?

Les données sont rafraichies toutes les heures. Les dernières données affichées en temps réel sur ce site n’ont pas été contrôlées par les équipes techniques : ces valeurs sont représentées en pointillées sur les courbes ou entre parenthèses dans les tableaux.

Pour certains polluants et certaines stations, les mesures ne sont disponibles que pour les périodicités " mois" et "années ". Il s'agit de résultats obtenus par prélèvements manuels et nécessitants une analyse en laboratoire.

A noter : les résultats au pas de temps mensuel d'hydrocarbures aromatiques polycycliques , de composés organiques volatils et de métaux lourds  pour les stations de Marseille Cinq Avenues, Marseille Rabatau, Gap Commanderie et  Nice Arson sont des moyennes annuelle annuelles glissantes sur les 12 derniers mois.(demande Ministérielle).

 

Affichage des valeurs négatives

Pourquoi des valeurs négatives ?

Les appareils de mesure utilisés pour mesurer la qualité de l’air sont des machines extrêmement sensibles, capables de mesurer la présence de millionièmes de grammes d’un gaz en particulier dans un mètre cube d’air. Cependant, la précision de ces appareils a tout de même une limite, et une valeur de concentration est en général exprimée à plus ou moins 3 microgrammes par mètre-cube près.

Cette limite de précision, ou incertitude, s’exprime uniquement sur les données de base (quart-horaire ou horaire). Cette incertitude peut aussi bien se traduire par un ajout d’1 ou 2 µg/m³ que par un retrait d’1 ou 2 µg/m³. En conséquence, l’incertitude est normalement imperceptible sur les moyennes journalières ou annuelles.

Si un écart systématique était observé sur une mesure – c’est-à-dire 1 ou 2 µg/m³ ajouté ou retiré d’une mesure, toujours dans le même sens – cet écart serait détecté au moment de l’étalonnage de l’appareil et corrigé.

Comment traitait-t-on les valeurs négatives jusqu’à présent ?

En France, jusqu’à la fin de l’année 2017, les valeurs négatives de -1 à -3 µg/m³ étaient corrigées à 0. En dessous, la donnée était invalidée et pouvait conduire à une vérification du bon fonctionnement de l’appareil. En conséquence, aucune donnée négative n’apparaissait dans la base de donnée. Cela avait du sens dans la mesure ou une concentration négative d’un gaz est impossible.

Cependant, pour les polluants dont les concentrations sont habituellement proche de zéro, comme le SO2 aujourd’hui, cette correction pouvait entrainer une augmentation artificielle des moyennes journalières et annuelles : en corrigeant les incertitudes négatives mais pas les positives sur les données individuelles, la moyenne pouvait être augmentée d’1 µg/m³.

Et maintenant ?

Afin de corriger ce biais et de se mettre en conformité avec les règles européennes, les pratiques changent à partir du 1er janvier 2018 au niveau national. A cette date, les valeurs négatives liées à l’incertitude des appareils seront conservées comme telles. En conséquence, elles resteront présentes dans les données diffusées au public. Ces changements de traitement permettront de mieux afficher la précision réelle des analyseurs et d’obtenir des moyennes plus juste.

Dans la mesure où ce changement de pratique ne concerne que les valeurs autour de zéro, les polluants qui ne descendent que rarement à zéro ne sont pas concernés. C’est le cas notamment des particules et de l’ozone. A l’inverse, le SO₂ ou le NO₂ dans les zones éloignées des sources pourront afficher de manière plus fréquente des valeurs négatives. Les moyennes annuelles de SO₂, notamment, devraient baisser d’environ 1 µg/m³ dans de nombreuses zones, ce qui sera plus proche de la réalité.

Les mesures négatives au-delà de la marge d’incertitude continueront à être invalidées.