Fos-sur-mer Cavaou : campagne de mesures de la qualité de l'air du 18/06/2018 au 31/07/2018

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Rapport d'études
07 décembre 2018

Concernant les COV observés au point de surveillance n°7, cette campagne de mesures montre des origines multiples en lien avec différentes activités situées sur zone mais également dans les environs plus ou moins proches.
L’activité du port pétrolier de Fos-sur-Mer, les zones de stockages d’hydrocarbures, la raffinerie de Fos-sur-Mer ainsi que les rejets de la zone industrialo-portuaire de Lavéra apparaissent clairement comme sources contributrices.

Pour le Benzène plus spécifiquement, l’activité du port pétrolier de Fos-sur-Mer est la source majoritairement contributrice aux épisodes de pointe. Concernant les niveaux de fond observés au point n°7, le port pétrolier et ArcelorMittal y participent majoritairement. Le premier par ses apports ponctuels importants et l’autre en lien avec la fréquence élevée de la typologie du mistral qui entraine ses rejets en benzène issus de la Cokerie vers ce lieu. La contribution respective de ces deux émissaires sera affinée dans le rapport final de l’étude AtmoSud menée durant toute l’année 2018 dans les environs d’ArcelorMittal.

Cette séquence de mesure au Cavaou met en évidence la présence de niveaux relativement important en 1-3 butadiène, composé qui n’a jusqu’à présent jamais donné lieu à des séquences de surveillance dans cette zone de Fos-sur-Mer en lien avec l’absence de sources d’importance déclarées en ces lieux. Concernant ce composé, AtmoSud mène depuis 2009 une surveillance dans les environs de la ville de Berre-l’Etang ainsi que dans les abords de la plateforme de Martigues Lavéra et a étendu plus récemment cette surveillance dans la vallée de l’Huveaune. AtmoSud documentera très prochainement la zone de Fos-sur-Mer afin d’y évaluer les niveaux sur un long pas de temps.

Pour ce qui est des particules en suspension, les niveaux sont relativement élevés en niveaux de fond comme en pointe en lien avec les multiples sources émettrices de la zone : combustions industrielles, rejets de navires, quai minéralier, activité d’ArcelorMittal dans son ensemble, trafic poids lourds, …
Ce constat fait échos notamment aux relevés effectués en 2013 par AtmoSud (campagne de spéciation).
Le contributeur majoritaire en fines particules pour ce lieu est l’établissement industriel d’ArcelorMittal notamment lors de situation de vent fort de secteur Nord avec des particules allant de quelques centaines de nanomètres jusqu’à plusieurs dizaines de micromètres.