Un épisode de poussières désertiques dégrade actuellement la qualité de l’air en région
Jeudi 27 août 2026, la région est influencée par un panache de poussières sahariennes présent en altitude, entraînant une hausse des concentrations de particules dans l’air. Elles s'ajoutent à celles émises localement par diverses activités : industrie, trafic routier, chauffage. Ces types d'épisodes peuvent s’accompagner d’une gêne visuelle, avec un ciel parfois teinté de couleur ocre, caractéristique de la présence de poussières sahariennes dans l’atmosphère.
Le survol en altitude des particules désertiques était prévu, mais les répercutions au sol ont été significativement plus importantes qu'attendues.
Les niveaux de particules fines PM10 ont ainsi commencé à augmenter progressivement dès le matin pour évoluer plus significativement à la hausse dans l'après-midi. Les zones d'impact principal sont les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Alpes de Haute-Provence et les Hautes-Alpes, le territoire le plus concerné.

Concentrations horaires en PM10 le 27 août 2026 de 17h à 18h (Openairmap)
Prévisions pour les prochains jours
Vendredi 28 août 2026, le régime de vent du sud devrait être replacé par un vent d'ouest, moins favorable à l'impact local des particules désertiques, la situation devrait donc s'améliorer.
Suivez en direct l'évolution des concentrations des stations de référence et de microcapteurs déployés sur la région sur notre outil Openairmap.
Des particules issues des régions désertiques
Les particules présentes actuellement en France sont issues des régions du Sud de la Méditerranée (particules sahariennes notamment). Elles sont transportées à grande échelle et voyagent en altitude.
Consultez le déplacement des particules désertiques en Europe : https://dust.aemet.es/forecast
Quel impact sur la santé ?
Ces poussières sont des particules dites grossières (PM10). Leur diamètre est inférieur à 10 micromètres, soit environ 5 fois plus petit que l'épaisseur d'un cheveu. Elles pénètrent moins facilement dans les organismes que les particules plus petites (PM2.5 entre autres) issues de phénomènes de combustion (chauffage au bois ou émissions automobiles).
Toutefois, leur quantité peut engendrer des effets sanitaires.
Les principales recommandations
- Réduisez les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions), les activités à l’intérieur peuvent être maintenues en cas d’épisode de pollution à l’ozone
- En cas de gêne respiratoire ou cardiaque prenez conseil auprès de votre pharmacien ou consultez votre médecin