Sur les hauteurs de Die (Drôme), un incendie de forêt est en cours depuis la nuit du 2 au 3 juillet 2026. Le panache de fumées entraîne une dégradation de la qualité de l'air dans la Drome mais également en région Sud. Le vent a poussé les panaches de fumées vers le Sud et l'incendie est ressenti dans la partie nord de notre région. Cet incendie a une influence sur la qualité de l'air sur une zone qui s'étend de la vallée du Rhône à la vallée de la Durance avec des augmentations ponctuelles significatives, pouvant atteindre 80 µg/m3/h à plusieurs centaines de kilomètres de la source.Et également dans le Vaucluse
Impact de l'incendie observé dans les Alpes de Haute-Provence...
Les fumées, chargées en particules fines et autres polluants issus de la combustion du bois, sont poussées par le vent et se dirigent en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les stations d'AtmoSud localisées à Manosque et à l'Observatoire de Haute-Provence ont mesuré des hausses de niveaux de particules fines PM2.5 en lien avec l'incendie. Consulter les données en temps réel de ces deux stations.

Image satellite en vraie couleur du 8 juillet (source : d'EUMETSAT) montrant l'évolution du panache de fumée poussé par les vents et évolution des concentrations de particules fines PM2.5 mesurées via les stations de référence AtmoSud.
... Et également dans le Vaucluse
Le réseau de microcapteurs citoyens a enregistré une hausse significative de la concentration en particules fines PM2.5 à Camaret-sur-Aigues, au moment où le panache est dirigé dans la vallée du Rhône.

Image satellite en vraie couleur du 7 juillet (source : d'EUMETSAT) montrant l'évolution du panache de fumée poussé par les vents et évolution des concentrations de particules fines PM2.5 mesurées via des microcapteurs
Évolution du panache du 7 au 8 juillet
Les données sont consultables en temps réel sur https://openairmap.atmosud.org/
Selon un rapport de l'agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, sur les feux de forêt, "les niveaux atteints dans l’air ambiant à court terme (quelques heures à quelques jours) peuvent être particulièrement élevés (plusieurs dizaines à plusieurs centaines de μg/m3) et avoir un impact à l’échelle régionale." (ANSES, mai 2012, édition scientifique, Effets sanitaires liés à la pollution générée par les feux de végétation à l’air libre)
Les particules d’incendies sont composées à 80% des particules les plus fines (<2.5 µm), pouvant être transportées sur de grandes distances et pénétrant plus profondément dans le système respiratoire. Ceci explique les symptômes ressentis à proximité des incendies (yeux qui piquent, gorge qui brûle – irritation des yeux et de la gorge).
La qualité de l’air dans l’environnement proche des incendies est donc très fortement dégradée.