Avez-vous déjà remarqué que, malgré la levée d’une alerte pollution, la qualité de l’air peut rester mauvaise dans plusieurs secteurs de la région Sud ? Ce constat, qui peut sembler contradictoire à première vue, s’explique simplement : une qualité de l’air dégradée et un épisode de pollution ne répondent pas aux mêmes critères. AtmoSud vous aide à comprendre pourquoi.
Mauvaise qualité de l’air et épisode de pollution sont-ils synonymes ?
Publié le 27 mai 2026
Qualité de l’air et épisode de pollution : deux indicateurs différents
Chaque jour, AtmoSud informe les habitants sur la qualité de l’air grâce à l’indice ICAIR, un indicateur qui permet d’évaluer le niveau de pollution auquel la population est exposée.
Cet indice repose sur la prise en compte de quatre polluants réglementés : le dioxyde d’azote (NO₂), l’ozone (O₃), les particules fines PM10 et les particules fines PM2.5.
Ce choix de considérer la somme des 4 polluants permet de bien évaluer l'exposition de chacun à la pollution et de calculer une valeur unique d’évaluation de la qualité de l’air.
En agrégeant ces différents polluants, ICAIR offre une vision globale de la qualité de l’air respiré au quotidien.

À l’inverse, un épisode de pollution est déclenché selon des critères réglementaires spécifiques. Les polluants pris en compte sont : les particules fines PM10, l’ozone (O₃) et le dioxyde d’azote (NO₂).
Les particules fines PM2.5, intégrées au calcul de l’indice ICAIR, ne sont pas prises en compte, pour l’instant, dans les critères de déclenchement d’un épisode de pollution.
Des seuils adaptés aux différents types de pollution
Notre indice ICAIR évalue la qualité de l’air de façon fine et dynamique (à 25 m de résolution, heure par heure, sur plusieurs polluants), tandis que les procédures préfectorales ne sont déclenchées que lorsque des seuils réglementaires sont dépassés dans une même journée et sur une large partie d’un département.
Ainsi, il est donc possible d’observer localement un dépassement de seuil d’ozone et une qualité de l’air dégradée, sans que la situation soit suffisamment étendue pour entraîner le déclenchement d’un épisode de pollution préfectoral.
Pourquoi la qualité de l’air est souvent mauvaise en été ?
Les conditions météorologiques estivales (fortes chaleurs, ensoleillement important et vents faibles) favorisent la formation d’ozone dans l’atmosphère à partir des polluants émis par les activités humaines (trafic routier, secteur industriel).
Même après la fin d’un épisode de pollution réglementaire, ces conditions peuvent maintenir des concentrations élevées d’ozone et conduire à une qualité de l’air qualifiée de mauvaise selon les critères de l’indice ICAIR.
Exemple d'ozone se formant au dessus de la rade de Marseille

Mauvaise qualité de l’air : les bons réflexes à adopter

Qualité de l’air mauvaise et épisode de pollution ne sont pas synonymes. Cette différence s’explique par :
- des polluants pris en compte différents ;
- des seuils réglementaires distincts ;
- des critères géographiques et démographiques spécifiques pour le déclenchement des procédures préfectorales.
Ainsi, la qualité de l’air peut être qualifiée de mauvaise par l’indice ICAIR sans que les conditions nécessaires à un épisode de pollution soient réunies.