Actualité
22 avril 2020
Santé, économie et social
Etat des lieux qualité de l’air

Quelle évolution de la qualité de l'air dans les grandes villes de la Région Sud après un mois de confinement ?

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Situation au 14 avril 2020

AtmoSud dresse chaque semaine un état des lieux territorial pour mieux appréhender l’impact du contexte actuel sur l’évolution de la qualité de l’air sur 6 grandes villes de la Région Sud : Aix-en-Provence, Avignon, Gap, Marseille, Nice et Toulon.

Au bout de 4 semaines de confinement, la situation n'a guère évolué par rapport aux trois semaines précédentes.

 

L’impact du confinement sur les polluants d’origine automobile se discerne toujours

L'on constate toujours une baisse significative du trafic routier et des concentrations en oxydes d’azote (NOx) sur les stations « trafic » de chacune des villes étudiées. Cette tendance est notamment observée en comparant les concentrations en NOx de mars/avril 2019 à celles de 2020. Les diminutions oscillent entre -37 et -72% selon les villes. (partie 1 de l'infographie en bas de page)

 

Un mois après le confinement, les particules sont toujours présentes

Après 4 semaines de confinement, les concentrations de particules sont toujours plus élevées que début mars sur les 6 villes étudiées, en lien notamment avec la combustion du bois. Les niveaux atteints sont globalement supérieurs à ceux généralement observés sur cette même période sur les années précédentes. (partie 2 de l'infographie en bas de page)

D'autres sources de pollution s'ajoutent à l'équation : 

Si au début du confinement, les particules étaient principalement liées à la combustion de bois (chauffage et brûlage de déchets verts) et aux conditions météorologiques plus favorables à l’accumulation des particules, d’autres sources participent aux niveaux de particules dans l’air lors de cette quatrième semaine de confinement : (l’activité agricole notamment. Des mesures de nitrate ont été observées sur notre station de référence régionale de Marseille).

Ces particules émises par diverses sources s’accompagnent par ailleurs d’autres particules secondaires[1] formées à partir de polluants gazeux par photochimie (l’arrivée de conditions printanières associant une hausse des températures, de l’ensoleillement et peu de vent). La météorologie actuelle, conforme à la saison, participe en effet à la hausse de particules généralement observée aux mois de mars et d’avril.

La situation en un clin d'oeil 

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Pour plus d'informations, vous trouverez les fiches territoriales détaillées, ville par ville, en ressource associée de cette page.

 

 


[1] Les particules primaires sont formées directement par des sources de pollution (trafic routier, industrie, chauffage). Les particules secondaires sont formées par des réactions physiques et/ou chimiques à partir d'autres polluants.