De nombreux feux de forêts se déclarent dans notre région en lien avec une végétation particulièrement sèche et un fort Mistral qui attise les flammes et favorise leur propagation.
Les Bouches-du-Rhône sont particulièrement touchées avec plusieurs départs de feux hier soir à Rognac, La Bouilladisse et Lançon-de-Provence. Si les deux premiers sont respectivement fixé et terminé, celui de Lançon ne progresse désormais plus (11h30) mais 275 hectares ont déjà brûlés.
L'impact observé sur la station de Marignane
Les fumées, chargées en particules fines et autres polluants issus de la combustion du bois, sont poussées par le Mistral et se dirigent vers le Sud. La station de Marignane a capté la masse d'air chargée de PM2.5, issus des deux incendies de Lançon et Rognac.

Vous pouvez consulter les données de qualité de l'air en temps réel de la station la plus proche de chez vous ici.
L'apport du réseau capteur citoyen
De même, le réseau de microcapteurs citoyens a enregistré une hausse significative de la concentration en PM2.5 à Rognac, au moment de l'incendie.
La qualité de l'air s'est significativement dégradée. La concentration en PM2.5 a atteint 216 µg/m3 à minuit.
Désormais (à 10h), les niveaux ont retrouvé leurs concentrations habituelles.

Les données sont consultables en temps réel sur https://openairmap.atmosud.org/
Le Var également touché par des incendies
D'autres incendies se sont également déclarés hier dans le Var. Les feux des Arcs, du Muy, et de Draguignan sont éteints mais celui à Fréjus est encore en cours bien qu'il ne progresse plus.
Là encore, la station d'AtmoSud de l'Estérel a relevé une hausse des niveaux de PM10.
En raison du vent, le risque incendie est très fort. Il est important de faire preuve de la plus grande vigilance et de respecter les recommandations des autorités.
Selon un rapport de l'agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, sur les feux de forêt, "les niveaux atteints dans l’air ambiant à court terme (quelques heures à quelques jours) peuvent être particulièrement élevés (plusieurs dizaines à plusieurs centaines de μg/m3) et avoir un impact à l’échelle régionale." (ANSES, mai 2012, édition scientifique, Effets sanitaires liés à la pollution générée par les feux de végétation à l’air libre)
Les particules d’incendies sont composées à 80% des particules les plus fines (<2.5 µm), pouvant être transportées sur de grandes distances et pénétrant plus profondément dans le système respiratoire. Ceci explique les symptômes ressentis à proximité des incendies (yeux qui piquent, gorge qui brûle – irritation des yeux et de la gorge).
La qualité de l’air dans l’environnement proche des incendies est donc très fortement dégradée.
